Plongée avec les requins

Le Costa Rica domine les exportations mondiales de produits de requin soyeux

Selon une analyse de la CITES, le Costa Rica représentait 81,8 % des exportations directes brutes déclarées de produits de requin soyeux dans le monde entre 2020 et 2024.

Sharky23. juillet 2026
Requin soyeux Carcharhinus falciformis sur fond noir
Marc Taquet, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons

Le Costa Rica était de loin le plus grand exportateur déclaré de produits à base de requins soyeux entre 2020 et 2024. Après l’un des CREMA évaluation publiée Ce pays d’Amérique centrale représentait 81,8 pour cent des exportations brutes directes mondiales.

Les données commerciales sous-jacentes proviennent de la base de données CITES de la Convention de Washington sur le commerce international des espèces menacées. Les années 2020 à 2024 ont été évaluées. Ils suivirent à une distance considérable Sri Lanka avec 7,9 pour cent et Indonésie avec 2,6 pour cent.

Que signifie le chiffre de 81,8 pour cent

Le pourcentage indique les exportations brutes directes de divers produits à base de requins soyeux, et non 81,8 pour cent de tous les requins soyeux capturés dans le monde. Les quantités des pays exportateurs et importateurs ont été comparées. Si les deux côtés différaient l’un de l’autre, la valeur la plus élevée était incluse dans l’évaluation. Les réexportations n’ont pas été prises en compte.

Le bilan global a enregistré 2.335,4 tonnes de viande et environ 1.020,5 tonnes d’ailerons. Certains produits ont également été signalés comme étant des cadavres. Toutefois, le rapport ne précise pas quel tonnage spécifique au sein de ces groupes de produits est imputable au Costa Rica. En outre, les informations pour 2024 étaient encore incomplètes : au moment de l’analyse, seuls 67 pour cent des rapports annuels étaient disponibles.

Les requins soyeux ne peuvent être commercialisés que de manière contrôlée

Dans l’évaluation utilisée, le requin soyeux est répertorié comme en voie de disparition et avec une tendance à la baisse. Depuis 2016, l’espèce est inscrite à l’Annexe II du CITES. Le commerce international n’est pas fondamentalement interdit, mais nécessite des permis et ne doit pas mettre en danger la pérennité de l’espèce à l’état sauvage.

Pour ce faire, l’autorité scientifique responsable doit préparer un rapport de sécurité avant l’exportation. Cet avis de commerce non préjudiciable vise à prouver scientifiquement que l’élimination approuvée est durable. C’est précisément sur cette base que s’élèvent aujourd’hui les critiques.

Les organisations de protection de la nature exigent une révision internationale

CREMA et Marine Watch International considèrent les quantités exportées et les conditions de leur autorisation comme un motif de réexamen par CITES. Randall Arauz et Marine Watch International soulignent des taux d’exportation croissants, des différences entre les dates de débarquement et d’exportation et une proportion élevée d’animaux immatures dans les captures.

Une conséquence possible serait une soi-disant révision des transactions importantes. Dans ce processus, CITES peut examiner si un pays répond aux exigences pour les espèces de l’Annexe II. Dans le cas le plus extrême, le commerce international pourrait être suspendu jusqu’à ce que le Costa Rica fournisse des preuves fiables que le retrait ne met pas la population en danger.

L’Autorité considère les exportations comme durables

L’autorité des pêches du Costa Rica Incopesca, quant à elle, estime que les exportations sont durables et répondent aux conditions du rapport de sécurité existant. CREMA se demande également si les permis sont compatibles avec la loi nationale sur la protection de la faune.

Il ne s’agit pas seulement du classement des pays exportateurs. L’affaire touche à la question fondamentale de savoir dans quelle mesure les quotas commerciaux pour une espèce de requin en voie de disparition à croissance lente peuvent être justifiés de manière fiable et si les données de capture, de débarquement et d’exportation correspondent parfaitement.

La transparence détermine l’importance

Comment Delfino.cr dans son classement Comme cela a été souligné, la valeur en pourcentage ne permet pas à elle seule de calculer le tonnage exporté par le Costa Rica. Pour une évaluation technique, les ensembles de données complets, les conversions utilisées et la justification scientifique des quotas d’exportation sont cruciaux.

La concentration exceptionnellement forte sur un seul pays exportateur rend un tel examen particulièrement pertinent. Il doit préciser si les quantités déclarées sont compatibles avec les exigences de protection du CITES et les limites biologiques des populations de requins soyeux.

Espèces mentionnées

Requin soyeux Carcharhinus falciformis en eau bleue

Requin soyeux

Sources

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