Requin de récif des Caraïbes - Carcharhinus perezii

Morphologie, caractéristiques & anatomie
Taille et forme du corps
Le requin de récif des Caraïbes a un corps robuste et fuselé, difficile à distinguer des autres grands requins gris. La plupart des individus mesurent 2 – 2,5 mètres. La longueur maximale est d’environ 3 mètres, et le poids maximal se situe autour de 70 kg. Sa silhouette est fusiforme, avec une crête interdorsale nette entre la première et la deuxième nageoire dorsale.
Coloration et motifs
La face dorsale (le dos) est gris foncé à gris brun, tandis que la face ventrale est blanche à blanc jaunâtre blanc. Sur les flancs court une bande blanche discrète. Les nageoires ne portent pas de marques voyantes, mais les faces inférieures des nageoires paires ainsi que la nageoire anale et le lobe inférieur de la nageoire caudale sont cependant foncés. Ces caractéristiques de coloration facilitent le camouflage sur le récif.
Tête, museau et yeux
Le museau est court, large et arrondi de façon émoussée ; à l’avant, il n’y a que des replis nasaux peu marqués. Les grands yeux ronds possèdent une membrane nictitante (nictitante), qui les protège lors d’une attaque ou d’un contact avec des objets. La tête contient les organes sensoriels : aire olfactive, yeux et ouvertures auditives.
Mâchoire et dents
La mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure portent chacune 11 – 13 rangées de dents. Les dents possèdent de larges bases et des bords tranchants, dentelés, avec des pointes étroites. Les deux à quatre dents antérieures de chaque moitié de mâchoire sont dressées verticalement, tandis que les dents plus externes sont de plus en plus inclinées. Les dents supérieures ont des pointes fines, tandis que les dents inférieures sont davantage triangulaires, afin de maintenir et de trancher les proies.
Fentes branchiales
Comme tous les requins-requiems, le requin de récif des Caraïbes possède cinq fentes branchiales relativement longues. La troisième fente branchiale commence au-dessus de l’insertion des nageoires pectorales. Les branchies permettent les échanges gazeux : l’eau entre par la bouche et ressort ensuite par les branchies.
Nageoires et position des nageoires
Le requin possède cinq paires de nageoires et une nageoire caudale hétérocerque. Les caractéristiques importantes sont :
| Merkmal | Beschreibung |
|---|---|
| Nageoires pectorales (nageoires de poitrine) | De longues nageoires étroites, se terminant en pointe ; servent à la manœuvre et produisent de la portance. |
| Première nageoire dorsale | Haute et en forme de faucille (semblable à une serpe), commence au-dessus ou juste avant les extrémités des nageoires pectorales. |
| Crête interdorsale | Crête basse entre la première et la deuxième nageoire dorsale. |
| Deuxième nageoire dorsale | Relativement grande, avec une pointe libre postérieure très courte ; son origine se situe au-dessus ou légèrement en avant de la nageoire anale. |
| Nageoire anale | Petite et située derrière la deuxième nageoire dorsale ; le lobe inférieur de la nageoire caudale est de couleur sombre. |
| Nageoires pelviennes (nageoires ventrales) | Stabilisent le corps ; chez les mâles, elles sont transformées en ptérygopodes, qui servent d’organes de copulation. |
| Nageoire caudale | Fortement asymétrique ; un grand lobe supérieur fournit la propulsion, tandis que le lobe inférieur, plus petit, assure le contrôle de la direction. |
Peau et denticules dermiques
La peau du requin est recouverte de denticulations dermiques — de minuscules écailles semblables à des dents, étroitement imbriquées, qui forment un motif cutané rugueux et à faible résistance. Chaque denticule possède cinq, et chez les grands individus parfois sept, côtes longitudinales parallèles ainsi que de petites dentelures marginales. Cette structure réduit la traînée hydrodynamique et permet des mouvements de nage rapides et économes en énergie. Les denticules sont remplacés tout au long de la vie, comme les dents.
Autres caractéristiques externes
- Corps robuste : Le corps est massif et musclé, ce qui, associé au profil fuselé, permet une nage efficace.
- Grandes nageoires pectorales : Les longues nageoires pectorales étroites génèrent de la portance et servent à la manœuvre.
- Museau court et arrondi : Facile à reconnaître et une caractéristique importante pour le distinguer des autres espèces de Carcharhinus.
Squelette et musculature
Comme chez tous les requins, le squelette du requin de récif des Caraïbes est entièrement constitué de cartilage. Ce matériau est plus léger et plus flexible que l’os et permet des virages serrés ainsi qu’une dépense énergétique moindre. Certaines parties du cartilage, notamment la colonne vertébrale et le crâne, sont renforcées par du phosphate de calcium et des carbonates, mais ne deviennent pas de véritables os. Comme les requins ne possèdent pas de moelle osseuse, les globules rouges sont produits dans le rein et l’organe épigonal, et les globules blancs principalement dans la rate et dans la valvule spirale de l’intestin.
Le tissu musculaire des requins se compose de deux types : une musculature rouge pour la nage prolongée et une musculature blanche pour des sprints rapides. Des fibres musculaires longitudinales le long du corps génèrent, en se contractant, des mouvements ondulatoires qui propulsent le requin vers l’avant.
Peau et dents
La peau est protégée par des denticules dermiques (voir ci-dessus). Les dents sont constituées d’émail dur et sont disposées en rangées. Derrière les rangées de dents fonctionnelles se trouvent plusieurs dents de remplacement, qui avancent et prennent le relais lorsque les dents plus anciennes sont perdues. Les requins renouvellent régulièrement leurs dents — certaines espèces perdent et remplacent des milliers de dents au cours de leur vie.
Système digestif
Après un œsophage court et large vient un estomac en forme de U. L’intestin possède une valvule spirale, une structure torsadée qui augmente la surface et permet ainsi une absorption efficace des nutriments. L’extrémité du tube digestif débouche dans la cloaque, un orifice commun aux systèmes digestif, urinaire et reproducteur. Comme chez de nombreux requins, le requin de récif des Caraïbes peut éverser son estomac afin d’éliminer des contenus indigestes ou des parasites.
Circulation et respiration
Le requin possède un cœur à deux cavités, en forme de S. Le sang est d’abord pompé vers les branchies, où il est enrichi en oxygène, puis acheminé vers le reste du corps. Les espèces de requins nageant rapidement maintiennent des températures corporelles plus élevées grâce à un circuit spécial d’échange thermique. Chez le requin de récif des Caraïbes, relativement lent et chasseur territorial, cet effet est faible. Les requins ont une pression artérielle basse. Pour maintenir la circulation sanguine, de nombreuses espèces doivent nager en continu.
Les cinq fentes branchiales servent à la respiration. L’eau est aspirée par la bouche et s’écoule sur les arcs branchiaux, où a lieu l’échange de gaz. Certains requins doivent nager en permanence pour faire passer l’eau sur les branchies ; d’autres peuvent respirer grâce à des mouvements de pompage du pharynx. Chez le requin de récif des Caraïbes , on a observé qu’il peut rester par moments immobile au fond ou dans des grottes. C’est un comportement inhabituel chez les espèces de requins actives.
Flottabilité et foie
Comme les requins ne possèdent pas de sac aérien (vessie natatoire), ils régulent leur flottabilité grâce à un squelette cartilagineux léger et à leur massive foie, riche en huile, qui peut représenter jusqu’à 25 % de leur poids corporel. L’huile de squalène stockée dans le foie a une densité plus faible que l’eau et contribue à compenser la flottabilité. En outre, les nageoires pectorales et la forme du corps génèrent une portance hydrodynamique.
Odorat
Les requins ont un excellent système olfactif. Jusqu’à deux tiers du poids de leur cerveau sont consacrés au traitement des informations olfactives. Ils peuvent détecter des substances odorantes à des concentrations extrêmement faibles, par exemple une cuillère à café de sang dans une piscine de taille moyenne.
Vision
Les yeux situés sur les côtés de la tête permettent une vision presque panoramique. Une couche réfléchissante de tapetum lucidum derrière la rétine amplifie la lumière et permet au requin de voir même en faible luminosité. La membrane nictitante protège l’œil lors des attaques.
Ouïe et perception des sons
L’oreille interne se compose de trois canaux remplis de liquide ; de fins poils enregistrent les vibrations. Les requins sont particulièrement sensibles aux sons de basse fréquence et sont attirés par les mouvements de proies blessées.
Toucher et goût
De nombreuses terminaisons nerveuses dans la peau permettent une perception fine de la surface. Les dents contiennent des récepteurs de pression et servent aussi d’organe tactile. Le sens du goût est moins développé. Les requins examinent souvent des proies potentielles en donnant une « morsure d’essai » et recrachent ensuite la nourriture inadaptée.
Sens électro‑ et mécano‑récepteur (pression)
La tête du requin est dotée d’ampoules de Lorenzini. Ce sont de petits pores remplis de gelée capables de percevoir les champs électriques. Grâce à ces capteurs, le requin détecte les mouvements musculaires des proies ou le champ magnétique terrestre pour s’orienter. L’organe de la ligne latérale est constitué de pores le long du corps qui enregistrent les variations de pression dans l’eau. Il aide le requin à « voir » les obstacles et à s’orienter dans des eaux troubles.
Répartition & habitat
Le requin de récif des Caraïbes est une grande espèce de requin requiem, présente exclusivement dans l’Atlantique Ouest tropical.
Répartition
Les régions les plus connues pour les observations sont les Bahamas (en particulier Grand Bahama Island et New Providence), les îles Vierges, les îles Turques-et-Caïques et Roatán au Honduras. On en voit aussi régulièrement au Mexique (Yucatán), au Belize, à Cuba et le long de la côte de Floride. Aucune migration saisonnière marquée n’est connue ; on peut donc rencontrer ces animaux presque toute l’année. Dans certaines zones, ils sont un peu moins observés pendant la saison des pluies, mais les différences sont faibles.

Habitat
Les rencontres avec le requin de récif des Caraïbes ont souvent lieu sur les pentes externes des récifs coralliens, où les animaux patrouillent à une profondeur de 10 à 30 mètres. On peut les observer particulièrement bien aux Bahamas, dans les Grandes et les Petites Antilles ainsi que le long des côtes caribéennes de l’Amérique centrale. Comme ces requins se reposent parfois dans des grottes, les plongeurs peuvent aussi les trouver immobiles, posés sur le fond.
Mode de vie, alimentation & reproduction
Mode de vie
Il fréquente les zones peu profondes, mais vit généralement autour des coraux et aussi dans des grottes, où il peut rester immobile sur le fond et « dormir » pendant plusieurs heures. FishBase précise que les animaux se rencontrent sur les plateaux continentaux et insulaires, souvent près des parois abruptes des bordures externes du récif et le plus souvent à des profondeurs inférieures à 30 m, mais ils peuvent descendre jusqu’à 65 m (selon d’autres sources jusqu’à ~378 m).
Carcharhinus perezi présente un comportement particulier : il se repose souvent immobile sur le fond marin ou dans des grottes. Selon le portail mexicain de la pêche, ils se reposent souvent sur le fond ou dans des grottes – un comportement inhabituel chez les requins – et ils montrent une forte fidélité au site avec des déplacements limités. En plus de la somnolence diurne, ce sont des chasseurs nocturnes plus actifs, dotés d’une ouïe, d’un odorat, d’un sens du goût et du toucher très développés, ainsi que d’une bonne vue. La fondation ANGARI ajoute que les requins de récif des Caraïbes peuvent percevoir des sons de basse fréquence pour localiser leurs proies. De plus, ils peuvent éverser leur estomac pour le nettoyer – une adaptation particulière.
Des stations de nettoyage avec de petits « poissons nettoyeurs » sont régulièrement visitées.
Alimentation
Des sources scientifiques montrent un large spectre alimentaire :
- Poissons osseux – FishBase cite les grands priacanthes (Priacanthidae) comme proies. La fondation 4Ocean répertorie les vivaneaux et les poissons‑perroquets comme proies typiques des récifs.
- Céphalopodes (mollusques céphalopodes) – 4Ocean indique que les requins de récif des Caraïbes mangent aussi des calmars et des poulpes ; le portail mexicain sur la pêche mentionne « une grande variété de céphalopodes » comme nourriture.
- Crustacés et autres poissons cartilagineux – La fondation ANGARI rapporte que les requins mangent des poissons de récif, des crabes et d’autres poissons cartilagineux, ainsi qu’occasionnellement des raies pastenagues jaunes et des raies aigles.
Ces requins sont des chasseurs opportunistes qui chassent principalement la nuit. Ils patrouillent les bordures du récif et utilisent le camouflage et la vitesse pour surprendre leurs proies. Leur arsenal sensoriel très développé (odorat, ouïe, vue, goût, toucher et perception électrique) leur permet de percevoir même les signaux faibles de leurs proies.
Reproduction
Le requin de récif des Caraïbes fait partie des requins vivipares (vivipares). Les femelles développent un placenta vitellin, grâce auquel elles nourrissent les embryons.
- Taille de la portée : 3 à 6 petits.
- Durée de gestation et cycle de reproduction : La gestation dure environ un an, avec un rythme de reproduction bisannuel.
- Naissance et maturité sexuelle : Les jeunes mesurent à la naissance environ 70 cm ; les mâles atteignent la maturité sexuelle à 150–170 cm, les femelles seulement à 200–300 cm.
- Lieux d’accouplement et de mise bas : Les femelles mettent bas dans des baies peu profondes, des lagunes côtières et des zones protégées des récifs coralliens. Ces « nurseries » offrent une protection contre les prédateurs et une nourriture abondante.
L’accouplement est typique des requins‑requiem : le mâle agrippe la femelle. La faible croissance de la population — longues gestations et petites portées — rend l’espèce vulnérable à la surpêche. Bimini Shark Lab et Mexican‑Fish soulignent que l’espèce se reproduit tous les deux ou trois ans et vit au maximum environ 15 ans.
Menaces & statut de protection
Surpêche et prises accessoires
La principale raison du déclin drastique de l’espèce est la pêche intensive. Les requins récifaux des Caraïbes sont ciblés pour leur viande, leurs nageoires, leur peau ou l’huile de foie, et finissent comme prises accessoires dans les pêcheries à palangres et aux filets maillants. De nombreuses populations sont en outre affectées par la pêche de loisir. Une étude mondiale basée sur plus de 22 000 heures de vidéos sous-marines a montré en 2023 que les populations de cinq espèces de requins récifaux, dont le requin récifal des Caraïbes, ont diminué dans le monde de 60 à 73 %. En revanche, dans les aires marines protégées bien gérées, les populations étaient stables. Des résultats antérieurs de cette étude ont contribué à ce que l’UICN reclassifie le requin récifal des Caraïbes en « Vulnérable ».
Perte d’habitat
La destruction des récifs coralliens et des herbiers marins due au changement climatique, à la pollution, au développement côtier et à la surfertilisation réduit les ressources alimentaires et les zones de reproduction des requins. La Nature Foundation Sint Maarten souligne que l’espèce, dans les Antilles néerlandaises, a enregistré en 29 ans un déclin des effectifs de 50 à 79 %, principalement en raison de la dégradation de l’habitat et de la surpêche. Le réchauffement de l’eau, le blanchissement des coraux et la pollution marine font que les requins trouvent moins de proies et se replient vers des eaux plus profondes.
Cycle de vie lent
Le cycle de reproduction lent (seulement quelques jeunes tous les deux ans) rend l’espèce particulièrement vulnérable à la surexploitation. ANGARI Foundation souligne que des taux de capture élevés, combinés à un faible taux de reproduction, accélèrent le déclin des populations. Les requins mettent des années à atteindre la maturité sexuelle ; par conséquent, la reconstitution des stocks prend du temps, même en cas d’interdictions de pêche.
Liste rouge de l’UICN
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a fait passer Carcharhinus perezi en 2019 de « vulnérable » à « en danger » (Endangered). L’évaluation de la version 2025‑2 (état 2026) justifie ce classement par un déclin de la population de 50 à 79 % en trois générations (environ 29 ans), dû à une forte mortalité liée à la pêche et à la perte d’habitat. L’espèce a été évaluée selon le critère A2bcd (déclin malgré l’absence de chiffres de capture exacts). Certains sites plus anciens indiquent encore l’espèce comme « quasi menacée », mais ces informations sont obsolètes.
CITES et commerce international
Lors de la conférence CITES (CoP19) 2022/23, les États parties ont décidé d’inscrire toutes les espèces de la famille des requins‑requiem (Carcharhinidae), y compris le requin de récif des Caraïbes, à l’annexe II. Cela rend le commerce international d’animaux vivants, de viande et d’ailerons soumis à autorisation et ne peut avoir lieu que s’il est durable. L’inscription est entrée en vigueur en novembre 2023 et vise à freiner la demande mondiale de produits à base de requin.
Protocole SPAW de la Convention de Carthagène
Les Pays-Bas et d’autres États caribéens ont demandé en 2023/24 l’inscription du requin de récif des Caraïbes à l’annexe III du protocole SPAW (Convention pour la protection et l’utilisation durable de la biodiversité caribéenne). Cette annexe oblige les États parties à prendre des mesures de protection supplémentaires. La Nature Foundation Sint Maarten souligne qu’une telle inscription est nécessaire pour stabiliser les populations dans l’ensemble de la région caraïbe.
Mesures de protection nationales et régionales
Bahamas – sanctuaire des requins (depuis 2011) : Les Bahamas ont modifié leurs lois sur la pêche en 2011 et ont créé le premier sanctuaire de requins de l’Atlantique. Le règlement interdit la pêche, la détention, la vente, l’importation ou l’exportation de requins ou de produits dérivés du requin sur l’ensemble du territoire ; seules la recherche avec autorisation et la remise à l’eau immédiate des requins capturés accidentellement sont autorisées. Les Bahamas bénéficient en outre, depuis les années 1990, d’une interdiction de la palangre. Grâce à ces règles, la population de requins de récif est restée stable, et le tourisme de protection des requins rapporte chaque année plus de 110 millions US $.
Belize – aires protégées et interdictions de capture : Au Belize, des zones no-take de 2 milles nautiques ont été mises en place en 2021 autour des atolls de Lighthouse, Glover’s Reef et Turneffe (3 885 km²). La protection a été élaborée conjointement par des pêcheurs, des scientifiques et les autorités. En 2025, l’ONG MarAlliance a indiqué que les populations de requin de récif des Caraïbes sur les atolls protégés avaient atteint plus de trois fois le niveau initial. D’autres facteurs, comme l’interdiction des filets maillants en vigueur depuis 2020, contribuent au succès.
Sanctuaire de Yarari (Caraïbes néerlandaises) : Depuis 2015, le Yarari Marine Mammal & Shark Sanctuary existe entre Bonaire et Saba ; en 2018, il a été étendu à Saint-Eustache. En 2024/25, la protection a été inscrite dans un règlement de parc naturel. L’objectif est de protéger les mammifères marins, les requins et les raies dans les eaux territoriales, de créer d’autres zones protégées et de limiter les activités de pêche. Les Pays-Bas ont adopté en 2019 une stratégie internationale sur les requins afin de mieux gérer leurs territoires relevant de leur juridiction dans le monde entier.
Floride et États-Unis : Aux États-Unis, le requin de récif des Caraïbes ne peut pas être pêché dans les eaux fédérales. La Florida Fish and Wildlife Conservation Commission classe le requin depuis 2026 comme espèce interdite ; il est interdit de le capturer, de le posséder, de l’acheter, de le vendre ou de l’échanger. Cela s’applique aux eaux d’État et fédérales. Aux États-Unis, le commerce des ailerons de requin a en outre été totalement interdit en 2022, afin de réduire l’incitation économique à la chasse.
Exemples de protection réussis et perspectives
Le déclin drastique des populations montre que des mesures de protection sont urgemment nécessaires. Il est positif de constater que, dans des zones protégées bien gérées, les populations restent stables ou se rétablissent. Au Belize, les populations de requins ont plus que triplé après la mise en place de zones d’interdiction de capture. Aux Bahamas, les populations sont stables et le tourisme de plongée génère des revenus importants. Des études menées dans des parcs marins comme Man of War Shoal (Saint-Martin) montrent toutefois que les requins fréquentent souvent des zones plus profondes et que les zones protégées existantes doivent être étendues.
Les plus grands défis restent la réglementation de la pêche côtière, l’application des lois existantes et la réduction des pressions environnementales. Les contrôles du commerce international (CITES annexe II), les accords régionaux (SPAW) et les aires marines protégées nationales comme le sanctuaire de Yarari fournissent des outils importants. À long terme, une pêche durable, des aires marines protégées et l’éducation à l’environnement peuvent contribuer à préserver le requin de récif des Caraïbes en tant que « silencieux gardien des récifs ».
Fiche descriptive
- Première description :
- Taille max. :
- Profondeur :
- Âge max. :
- Poids max. :
- Type d'eau :
- Statut UICN :
Systématique
- Règne :
- Embranchement :
- Sous-embranchement :
- Infra-embranchement :
- Parvembranchement :
- Classe :
- Sous-classe :
- Super-ordre :
- Ordre :
- Famille :
- Genre :







