Plongée avec les requins

Découverte sensationnelle : le requin bleu peut changer de couleur comme un caméléon

Sensationnel : les requins bleus peuvent changer de couleur comme les caméléons. Des chercheurs hongkongais découvrent des nanostructures dans la peau qui permettent le camouflage.

Ronny K8. septembre 2025
Requin bleu Prionace glauca en eau bleue

Contrairement à ce que suggère son nom évocateur, le requin bleu (Prionace glauca) possède peut-être une capacité insoupçonnée : il peut changer de couleur. Une équipe de recherche de Hong Kong a identifié des nanostructures dans sa peau similaires à celles des caméléons, ouvrant de nouvelles perspectives pour son adaptation à l’environnement marin.

Cette découverte révolutionnaire repose sur une analyse détaillée des écailles dentelées du requin et révèle un mécanisme optique très sophistiqué. Les scientifiques supposent que ces structures pourraient réagir à l’environnement et offrir ainsi un avantage de camouflage jusqu’alors inconnu chez les requins.

Un mécanisme nanométrique

La couleur bleue du requin est produite par des cristaux de guanine qui reflètent la lumière bleue, combinés à des mélanosomes qui absorbent d’autres longueurs d’onde. Ces éléments, encapsulés dans différentes cellules, agissent comme un miroir sélectif et un filtre absorbant.

L’espacement entre les couches de cristaux détermine la teinte : lorsqu’ils sont comprimés, ils produisent du bleu ; lorsqu’ils s’étendent, ils se déplacent vers le vert ou le jaune. Des simulations numériques ont confirmé cette flexibilité, bien que leur activation naturelle doive encore être observée in situ.

“Ce système ressemble à celui des caméléons, mais présente une particularité évolutive unique aux requins, qui se sont séparés des poissons osseux il y a des millions d’années.”

Une adaptation à l’environnement ?

Les chercheurs supposent que la pression de l’eau en profondeur comprime les cristaux et assombrit ainsi la peau pour mieux se fondre dans les abysses. Une telle adaptation serait la première prouvée chez un requin, bien que d’autres espèces montrent des signes similaires.

Des applications potentielles inspirent déjà la technologie biomimétique. La coloration structurelle, moins nocive pour l’environnement que les pigments chimiques, présente un intérêt particulier pour les industries navale et textile.

Enfin, cette étude souligne la diversité des stratégies animales pour produire du bleu, une couleur rare dans la nature. Les requins offrent ainsi un nouveau modèle pour comprendre l’évolution des mécanismes optiques.

Cette découverte pourrait changer fondamentalement notre compréhension des requins et montre une fois de plus combien de secrets recèlent encore les océans. Le fait que ces prédateurs préhistoriques disposent de mécanismes d’adaptation aussi raffinés souligne la complexité remarquable des écosystèmes marins.

Espèces mentionnées

Requin bleu prionace glauca en eau bleue

Requin bleu

Sources

Newsletter

Shark alert in your inbox

Alerte requin dans la boîte mail

De vraies actualités plutôt que des mythes !
- Toutes les 2 semaines -