Plongée avec les requins

Plus de drones, plus de requins signalés : la côte de Long Island est-elle plus sûre ?

New York déploie plus de drones et de pilotes formés que jamais sur les plages de Long Island. Davantage d’observations ne signifie pas forcément plus de requins ni plus de sécurité.

Sharky19. juillet 2026
Drone volant au-dessus de l'eau

New York étend considérablement la surveillance des requins sur les plages de Long Island. Selon le Gouvernement de l’État de New York 46 drones devraient être disponibles en haute saison. Dans le même temps, le nombre d’employés certifiés passera de 47 actuellement à 67, comme prévu. Les sauveteurs, la police du parc et d’autres personnels de plage effectuent des recherches aériennes. les requins, mais aussi pour les grands bancs de poissons qui peuvent attirer les prédateurs près des côtes.

L’expansion semble à première vue être un net gain de sécurité. Mais avec chaque caméra supplémentaire installée dans le ciel, le nombre d’observations augmente également. Cela peut donner l’impression qu’il y a soudainement beaucoup plus de requins qui nagent au large des plages. Les experts estiment que cette conclusion est prématurée : les animaux pourraient simplement être découverts plus souvent parce que les gens les recherchent plus intensément.

16 nouveaux drones pour la saison de baignade du Long Island

Pour la saison 2026, New York ajoute 16 nouveaux appareils à sa flotte. Selon le Guardian, l’État a investi 322 000 $ dans ce projet. Sur les plages des parcs nationaux, les équipes observent non seulement des requins individuels, mais également les conditions de l’eau et les regroupements de poissons proies. Une telle combinaison peut donner aux secouristes une meilleure vue d’ensemble que l’observation depuis la seule tour de guet.

Si un requin est repéré ou si une rencontre est signalée, les secouristes nettoient l’eau. La baignade reste interdite pendant au moins une heure après une observation confirmée. Par ailleurs, l’État informe un groupe côtier composé de plus de 200 représentants de communes, d’autorités et d’exploitants de plages privées entre Queens et Long Island. Cela signifie que les plages voisines peuvent également réagir rapidement.

Plus d’observations ne signifie pas automatiquement plus de danger

Le Tuteur décrit une possible boucle de rétroaction : les autorités reçoivent davantage de rapports, puis achètent davantage de drones et trouvent ainsi davantage de requins avec eux. Les statistiques d’observations augmentent sans forcément augmenter le nombre d’animaux. Dans le même temps, chaque nouveau rapport peut influencer la perception du public et accroître la pression politique en faveur d’une surveillance accrue.

L’aménagement des plages Rockaway gérées par la ville de New York s’inscrit dans cette logique. Depuis fin mai, les observations de requins ont conduit à 23 fermetures jusqu’au début juillet. A la même époque l’année dernière, il y en avait onze ; En 2024, onze fermetures ont également été dénombrées tout au long de l’année. Ces chiffres montrent une augmentation significative des réactions, mais ne prouvent en eux-mêmes ni davantage de requins, ni un risque accru pour les baigneurs.

Morsures réelles restent rares. Selon les données citées dans le Guardian, 65 morsures de requins non provoquées ont été documentées dans le monde en 2025. Ce chiffre est inférieur à la moyenne décennale la plus récente de 72 cas. Le risque qu’un être humain soit mordu est d’environ un sur 4,3 millions. De telles valeurs globales ne remplacent pas les évaluations locales des risques, mais elles classent des rapports individuels alarmants.

Ce que voient les drones et ce qu’ils manquent

Les drones sont relativement bon marché, peuvent être déployés rapidement et peuvent rechercher de vastes zones de plage. Lorsque l’eau est claire, les requins sont facilement visibles près de la surface. Mais c’est précisément là que réside la limite la plus importante : dans une eau trouble, des vagues ou une lumière défavorable, même un animal ne peut rester invisible qu’à environ un mètre et demi sous la surface.

La surveillance n’est donc pas un système d’alerte précoce complet. Un drone peut fournir une observation spécifique, mais ne peut pas confirmer qu’il n’y a pas de requin dans une section cachée. Les experts mettent en garde contre un faux sentiment de sécurité si les baigneurs confondent l’utilisation de la technologie avec une garantie.

D’autres régions combinent la photographie aérienne avec des requins marqués et des récepteurs acoustiques dans l’eau. Lorsqu’un animal marqué s’approche, ces stations enregistrent l’heure et l’identité. New York n’utilise pas encore ce système sur les plages de ses parcs nationaux. Cependant, les récepteurs n’enregistrent que les requins préalablement marqués. Aucune méthode ne peut détecter à elle seule tous les animaux.

La sécurité nécessite de la technologie et un sens des proportions

La question cruciale n’est donc pas de savoir si les drones peuvent détecter les requins – ils le peuvent – ​​mais plutôt de savoir comment les autorités interprètent les images. Une observation confirmée à proximité de nombreux nageurs justifie une évacuation préventive. D’un autre côté, les fermetures permanentes lorsque les observations ne sont pas claires peuvent accroître la peur, dissuader les visiteurs et donner l’impression que toute présence d’un requin est une attaque imminente.

Les requins font naturellement partie de l’écosystème côtier de New York. Plus de 13 espèces migratrices se trouvent dans les eaux marines de l’État. Ils régulent les populations de proies et contribuent à l’équilibre écologique. Leur observation n’est donc pas seulement un événement de sécurité, mais peut aussi être le signe d’une mer vivante.

Des règles de conduite simples restent importantes pour les baigneurs : ne pas nager dans des bancs de poissons ou entre des oiseaux de mer en chasse, éviter les eaux troubles et le crépuscule, rester en groupe et près du rivage et suivre les instructions des secours. Les drones peuvent soutenir cette prudence. Ils ne les remplacent pas, ni le personnel de plage expérimenté ni une évaluation sobre du risque réel.

Sources

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