Plongée avec les requins

Nouméa ouvre des auditions formelles sur la coexistence avec les requins

Après un accident mortel et un autre grave, suivis de deux campagnes ayant tué 16 requins, des commissions du CESE-NC examinent formellement pour la première fois la coexistence entre humains et requins sur le littoral de Nouméa.

Sharky22. août 2026
Vue depuis une colline boisée sur la baie turquoise et la ville de Nouméa
Vue sur Nouméa et la baie. Photo: Nico Smit, Licence Unsplash, via Unsplash; recadrée.

Dans Nouméa, le débat est terminé Danger de requin et Protection des requins une procédure institutionnelle formelle a été réalisée pour la première fois. Le 21 août 2026, deux commissions du Conseil Economique, Social et Environnemental de Nouvelle-Calédonie, court CESE-NC, avec auditions sur la pétition des citoyens Une cohabitation de l’homme et du requin en zone urbaine littorale. Cela vient du Message du CESE-NC dehors.

Cette étape est politiquement significative, mais ne doit pas être confondue avec une décision déjà prise. CESE-NC n’a pas encore publié de recommandation ni précisé les mesures que Nouméa devrait prendre à l’avenir. Les premières auditions marquent le début de la consultation.

Qui a été entendu le 21 août

A 9 heures du matin, les commissions ont entendu les représentants de la ville Nouméa : le secrétaire général adjoint à l’urbanisme, le Alan Boufeneche et le Tatiana Tchong-Fat du service de l’urbanisme. Les comités du CESE sont responsables de l’agriculture, de l’élevage, de la forêt et de la pêche ainsi que de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des infrastructures.

Une heure plus tard, ils ont été suivis par Johanito Wamytan, le membre du gouvernement chargé de la pêche et des affaires maritimes, le directeur des affaires maritimes Jean-Luc Vaslin et Frédéric Guillard, chef du service compétent de planification et de stratégie. Cela signifiait que l’administration locale et territoriale avait son mot à dire.

Le CESE-NC est un organisme consultatif. Son rôle dans ce processus est de rassembler les acteurs et les données et, si nécessaire, d’en tirer des recommandations. Il n’est pas clair dès l’annonce de la première date si les scientifiques, les associations environnementales, les amateurs de sports nautiques ou les représentants de la perspective traditionnelle kanak seront entendus.

Des pétitions citoyennes aux procédures officielles

La pétition a été publiquement soutenue par la Ligue calédonienne Va’a et la Ligue de canoë-kayak en avril et, selon Radio Rythme Bleu initiée par le membre du CESE Jean-Jacques Annonier. Elle vise à inciter le Conseil à aborder la coexistence des humains et des requins dans les zones côtières urbaines et à élaborer des recommandations à destination des autorités et des informations à destination de la population.

Selon le responsable Règles pour les pétitions citoyennes Cela nécessite 400 signatures de résidents adultes de Nouvelle-Calédonie dans un délai de deux mois. Les auditions qui viennent de commencer montrent que l’affaire a dépassé le seuil du processus de consultation institutionnelle.

La chronologie est importante : L’attaque mortelle de février a façonné le contexte politique. La pétition n’a toutefois été rendue publique qu’en avril, lorsque des requins ont de nouveau été tués après un autre accident grave. Elle est donc née d’un débat qui s’était intensifié pendant plusieurs semaines, et non d’un seul événement.

Deux incidents et 16 requins tués

Le 22 février 2026, un wing foiler a été mortellement blessé devant le Château Royal. Selon les conclusions préliminaires, les enquêteurs ont supposé qu’il mesurait au moins trois mètres de long. Requin tigre de. L’incident s’est produit dans une zone côtière très fréquentée Océan Pacifique.

Entre le 24 et le 27 février, la ville a capturé et tué dix grands requins : neuf requins tigres et un Requin bouledogue. Les animaux signalés mesuraient entre 2,80 et 4,20 mètres de long. Cette campagne a immédiatement suivi l’attaque meurtrière.

@thedailyaus New Caledonia’s capital of of Nouméa has had 3 shark attacks in the first two months of this year 🏝️ #aus #news #newcaledonia #noumea #shark #sharkattack #newcal ♬ original sound – The Daily Aus

Le 15 avril, un rameur de Va’a a été grièvement blessé près de la Côte Blanche. Une deuxième campagne a suivi du 17 au 20 avril. Cinq requins-tigres et un requin-bouledogue mesurant entre 2,56 et 4,13 mètres ont été tués.

Dans les deux campagnes combinées, 16 requins ont été tués : 14 requins tigres et deux requins bouledogue. C’est précisément cette ampleur qui rend concrète la question d’une stratégie durable. Il ne s’agit pas seulement d’avertissements après un incident, mais aussi des conditions dans lesquelles les autorités peuvent ordonner des interventions meurtrières à l’avenir.

Sécurité, droit et protection des espèces

Pour la ville et le gouvernement, la protection des populations dans une zone côtière densément fréquentée est une priorité. Après un incident mortel ou grave, la pression pour agir rapidement et visiblement augmente. Cependant, l’abattage de grands requins individuels ne signifie pas automatiquement que le risque diminuera ensuite de manière mesurable.

Les associations environnementales remettent donc en question à la fois l’efficacité scientifique et la proportionnalité de telles campagnes. Dès 2023, un tribunal a mis un terme à la politique de meurtres de la ville, la considérant comme disproportionnée. Lors de la campagne à court terme de février 2026, la mesure était déjà terminée avant qu’une décision finale puisse être prise sur l’application urgente.

Dans le même temps, il serait trop myope de considérer les inquiétudes des gens sur les plages et sur l’eau comme de simples craintes. Une coexistence durable doit identifier de manière transparente le risque réel, sans tirer hâtivement de deux événements graves la conclusion qu’il y aura une augmentation générale de la population ou un changement permanent du comportement des requins.

Quelles réponses les auditions doivent apporter

Ce qui sera crucial, ce sont les données évaluées par le CESE-NC : observations et incidents documentés, données de capture, schémas de déplacement des requins marqués, utilisation des zones côtières et facteurs environnementaux. La question de savoir comment l’efficacité des différentes mesures est comparée et selon quels critères une intervention est considérée comme nécessaire et proportionnée est tout aussi importante.

Le tableau pourrait inclure une surveillance, des systèmes d’alerte rapide, des fermetures limitées dans le temps, des zones de baignade spatialement protégées, des règles pour les sports nautiques et des seuils clairement définis pour les mesures de pêche. Il s’agit actuellement de zones de test ouvertes et ne constituent pas des recommandations annoncées du CESE-NC.

La qualité de la procédure se mesurera donc moins au nombre d’audiences qu’à l’intelligibilité des résultats ultérieurs. Seul un rapport publié montrera si Nouméa développe une stratégie à long terme fondée sur des preuves pour les humains et les requins suite à une série d’attaques et de campagnes de massacre.

Espèces mentionnées

Requin bouledogue carcharhinus leucas sur du sable

Requin bouledogue

Requin tigre galeocerdo cuvier

Requin tigre

Sources

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